Le temps
Il s'égraine d'un pas monotone
N'épargnant ni moi ni personne,
On espère pourtant qu'il nous oublie
Mais il nous atteint petit à petit.
Il nous grandit puis il nous pousse
Il nous poursuit, il nous détrousse,
Plus le temps de s'éterniser
Devant le monde et ses beautés.
Il passe, s'écoule sans arrêt
Il court, sans jamais se poser
Quand il dévale ça fait mal,
Lorsqu'il se fait un peu brutal.
Il court, il passe laissant ses traces
Immenses fissures, empreintes coriaces,
On rêve souvent de l'anesthésier,
Avant qu'il puisse nous ébranler.
On s'y oppose le plus souvent
On s'y confronte de temps en temps
Sa roue tourne insidieusement
Se chargeant d' nous rappeler au temps ;
Celui passé, celui d'avant
Nous remémorant trop souvent
Que le mode pause est bien absent,
Que tourne à jamais le présent.
Il passe inexorablement
Se faisant fi de ces amants
Qui le consultent rapidement
Tout en tentant d' lui rire au temps.
Quand il nous murmure ses mots purs
Ses mots doux teintés à l'azur
On reçoit ses éclaboussures
Qui nous réveillent à coup sûr.
Jusqu'à l'inévitable rupture,
Il nous plonge dans ses fêlures,
Il nous farde puis nous lézarde
Nous défigure sans prendre garde.
Il dépeint toutes les façades
Il détériore les accolades,
Symbole de notre impuissance
D' tous les regrets d'insouciance.
On s'y oppose le plus souvent
On s'y confronte de temps en temps
Sa roue tourne insidieusement
Se chargeant d' nous rappeler au temps ;
Celui passé, celui d'avant
Nous remémorant trop souvent
Que le mode pause est bien absent,
Que tourne à jamais le présent.
Bien vite se fanent les sentiments
Et nos coeurs s'usent évidemment,
On n' comprendra jamais à temps
Qu'on doit profiter d' chaque instant.
Il ne nous laisse pas le temps
De rattraper notre ancien temps
Aux couleurs du temps trépassé
Celui qu'on n' cesse de regretter.
De son horloge, de ses "tic-tac"
Mes mots s'évaporent en vrac,
Ils vont se perdre au fond du lac
Pour s' terminer en cul-de-sac...
Mathylde 02 02 2010










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